Le problème que la classe des chevaux adresse
La plupart des turfistes comparent les chevaux d'une course avec des critères dispersés : musique, cotes, avis de la presse, souvenirs de courses vues. Le papier qui en sort est souvent sentimental, et la valeur réelle de chaque concurrent n'apparaît nulle part. Il manque un chiffre simple, calculé de la même façon pour tous les partants, qui résume ce qu'un cheval a effectivement produit sur la piste.
C'est le parti pris de cet ebook d'Arnaud Lamandé : une seule notion, la classe, définie comme la moyenne des gains par course courue. L'ouvrage montre comment la calculer pour chaque partant, puis comment l'associer à trois autres classements pour obtenir une sélection stable au jeu simple placé et gagnant.
Ce que contient la méthode de la classe
L'ouvrage compte une quarantaine de pages organisées en chapitres progressifs : le calcul de la classe, l'utilité des courses passées (les allocations), les places obtenues récemment, le nombre de jours depuis la dernière sortie, la synthèse des quatre tableaux, puis les sélections dites rentables, séparées pour le trot attelé et le plat, au placé comme au gagnant. Une préface détaille la démarche statistique de l'auteur : sa base de données mise à jour chaque jour, le retrait du plus gros rapport pour éviter les sélections portées par un gain isolé, et un volume minimum d'une trentaine de jeux par cas. Chaque étape s'appuie sur les tableaux réels d'une course, du relevé des gains jusqu'à la sélection finale.
La méthode en clair
Le parieur ouvre la fiche de la course sur le site du PMU, puis celle de chaque cheval : il relève les gains cumulés et le nombre de courses, dont la division donne la classe. Il construit ensuite trois classements complémentaires : la somme des trois dernières allocations courues, qui situe le niveau des épreuves ; la place moyenne sur ces trois courses, une sortie hors arrivée comptant comme une douzième place ; et le nombre de jours d'absence.
Ces quatre classements forment un tableau de synthèse. La sélection finale repose sur des combinaisons précises de positions : par exemple, deuxième en classe, premier sur les allocations, troisième en place moyenne et premier en fraîcheur. En cas d'égalité, le départage se fait par numéro décroissant au trot et croissant au galop. Les chevaux n'ayant pas couru au moins trois fois sont écartés. L'auteur annonce, sur ses sélections passées, une réussite proche de 40 % au simple placé et des rendements supérieurs à 100 % ; ces chiffres viennent de ses propres statistiques et rien ne prédit qu'ils se reproduiront. Un logiciel de sélection est présenté en complément pour automatiser les jeux du jour.
Pour qui (et pour qui ce n'est pas)
Pour qui :
- le turfiste qui veut un critère objectif, chiffré et identique pour tous les partants ;
- le joueur de jeu simple placé ou gagnant qui préfère la régularité au spectaculaire ;
- l'utilisateur prêt à passer chaque jour par la fiche du site du PMU, ou par le logiciel annoncé.
Pour qui ce n'est pas :
- le joueur de jeux combinés (couplé, trio, quinté) : l'ouvrage ne traite que du simple ;
- celui qui cherche un pronostic tout fait, sans démarche d'analyse personnelle ;
- le parieur qui ne peut pas consacrer un temps régulier à la préparation des réunions.
Points forts et limites
Points forts :
- un critère simple, reproductible et vérifiable par chacun sur des données publiques ;
- des exemples complets, du relevé des gains à la sélection finale ;
- une méthodologie statistique explicitée, avec retrait du plus gros rapport ;
- des conseils de prudence honnêtes en conclusion.
Limites :
- il faut accepter de préparer les réunions chaque jour, ou d'utiliser le logiciel associé ;
- la méthode ne couvre pas les jeux à classement ni les courses d'obstacles ;
- les rendements annoncés restent des statistiques passées de l'auteur, que rien ne garantit pour l'avenir.
Questions fréquentes
Sur quelles données repose le calcul de la classe ?
Sur les gains cumulés et le nombre de courses de chaque cheval, gratuits sur la fiche du site du PMU. La classe est la moyenne des gains par course, calculée pour tous les partants puis classée.
Faut-il faire les calculs à la main ?
Non. L'ebook détaille la mécanique avec des tableaux, mais l'auteur annonce qu'un logiciel de sélection accompagne l'ouvrage pour produire les jeux du jour en quelques clics.
La méthode couvre-t-elle le trot et le plat ?
Oui. Les sélections sont données séparément pour le trot attelé et le plat, au simple placé comme au simple gagnant, avec des règles de départage propres à chaque discipline.
Quel budget et quelle discipline cela suppose-t-il ?
Le jeu proposé est le simple, avec une unité de mise par cheval retenu. L'auteur rappelle en conclusion de ne jamais engager plus que ce que l'on peut se permettre de perdre.
Pour aller plus loin
Pour creuser la notion de cheval de référence, consultez notre guide Cheval de base : construire des bases fiables au turf. Les tableaux de la méthode rejoignent notre dossier stats et indices du turf, et si vous aimez les méthodes à formule, notre décryptage des « lois » et « formules magiques » vous aidera à garder l'esprit critique. La définition du simple placé figure dans notre glossaire, et notre rubrique paris hippiques complète l'ensemble.